C'est là que j'ai vécu. A Tarbes, entre 11 et 27 ans. 9 lieux différents. Chaque changement est un nouveau départ, qui vient effacer la période précédente. Comme la première photo de 1826, cette série fige des espaces familiers, des fragments urbains. Comme des fragments d'une jeunesse tarbaise.
Deux cents ans depuis la première photo ! Simultanément à son invention, chez le sublime peintre William Turner, dont je suis une fervente admiratrice, perçait déjà l’impressionnisme. Par diverses techniques photographiques, je fusionne mes deux passions, peinture impressionniste et photo, la couleur et la lumière, la sensibilité et l’imaginaire !
Je témoigne des métamorphoses du monde, de ce qui apparaît et disparaît.
J’offre des ambiances singulières qui renouvellent le regard qu’on a sur le réel.
« Faire des images de ce que je vois est une nécessité.m Communiquer cette vision à autrui est ma passion. »
La collection Eclipses sublime l’Humanité et la nature et les liant avec le Soleil. Elle questionne le spectateur sur sa place dans l’univers face à l’immensité des astres et à leur mouvement inéluctable. Chaque image est le fruit d’une planification rigoureuse et mêle parfaitement l’art et les sciences.
"L'Âme des forêts" célèbre la beauté et la vulnérabilité de la nature pour inciter à sa protection. Par des techniques de mouvement et de superposition, ces photographies oniriques privilégient l'émerveillement à la peur, transformant l'émotion esthétique en un appel urgent à la responsabilité collective.
Les attitudes des visiteurs d’exposition (dont je fais partie) varient suivant les personnalités de chacun et les configurations des oeuvres présentées. Un jeu s’installe entre les formes et les corps des spectateurs pendant le temps de leur observation où les couleurs et les textures entrent parfois en une correspondance troublante.
Un œil sur le monde, un œil dans le viseur. Voilà l'objectif qui m'anime depuis très longtemps.
La photographie, nourrie par de grands noms ou des anonymes, est un magnifique prétexte pour rester attentif à notre environnement, à nos sentiments, à nos réflexions. Un procédé technique érigé en art !
Cette série révèle des objets, des lieux,
qui renvoient à mes souvenirs et à mes passions. Ce sont des empreintes dans le récit de ma vie, des images mémorielles qui racontent une époque.
« La laverie » est une série photographique documentaire et poétique sur les laveries du 18ème arrondissement de Paris. Ce projet est né d’une fascination pour ces lieux de passage, où se croisent des anonymes. Mon approche vise à révéler la dimension humaine et sociale de ces espaces banals.
La photographie ne se contente pas de capturer un instant : elle le révèle, le transforme, et parfois même le crée. La lumière, par sa présence ou son absence, devient à la fois l’outil et le sujet des images.
Ecrire avec la lumière est un langage universel, et toujours actuel 200 ans après l’invention de la photographie.
C'est une série où j'utilise la photo comme de la peinture.
J'ai voulu définir des formes quasi abstraites en choisissant de cadrer les fleurs en très gros plans, en nuançant leurs couleurs, et en épurant leurs contours.
Voir la beauté de la nature avec un regard neuf.
Cette série présente mes dernières « kaléidoscopies » réalisées au Maroc, à partir de photos numériques récentes.
Ces « kaléidoscopies » sont des montages de plusieurs images. Véritables tableaux avec des
séquences d’une à plusieurs dizaines de photographies, elles ont été initiées en 1982 aux RIP d’Arles avec des « vintage prints » uniques de collages de tirages Cibachrome de l’auteur.
La technique a évolué avec le numérique mais la mise en valeur de détails colorés de notre
environnement reste la trame de mon travail.
Né au pied des Pyrénées, celles-ci m'attirent comme un aimant. Si les aléas de la vie m'en ont parfois éloigné, en 2013, je m'installe définitivement sur le Piémont pyrénéen pour retrouver l'essence même de ce dont j'ai toujours eu besoin et je commence la photographie.
Le phare de la Coubre en Charente-Maritime a 120 ans. Cela fait des années que j'aime me promener sur la côte sauvage et le photographier.
Mais il est aujourd'hui en danger. L'océan avance, menaçant ses fondations. Bien qu'aucune échéance n'ait été déterminée, sa destruction a été annoncée et aucune reconstruction prévue.
Photographe, j’explore aujourd’hui un imaginaire libéré grâce à l’intelligence artificielle. Ce travail croise lumière, composition et intuition. Inspirés par les êtres en marge, ces portraits hybrides révèlent dualités, émotions et humanité. Ils questionnent le regard et invitent à voir au-delà des apparences, vers une forme de renouveau intérieur.
Huit jours. C’est le temps que je me suis donnée pour accomplir mon marathon photographique dans la ville de Tokyo.
De la matière foisonnante en résultant, émerge un kaléidoscope hétéroclite donnant corps au regard obsessif que j’ai porté de jour comme de nuit sur la ville, ses rues, ses gens, ses paysages.
Cette sélection de portraits en fait partie.
Le dualisme se justifie sans appel et pour cela ni Un ni Trois ne sont nécessaires.
C'est l'autonomie totale, l'autarcie, l'autosuffisance.
Le masculin et le féminin ne s'opposent pas
Les ténèbres et la lumière ne s'opposent pas
Ils existent par la grâce de l'un et de l'autre.
Le monde est une superposition de couples de oui et de non.
C'est incontestable. Qu'y-a-t- il de plus simple
Que nous sommes déjà loin de Niepce, de ces photos rares. Aujourd’hui photographier est un acte quotidien , banal, très largement répandu, surtout depuis les smartphones et le partage si fréquent des clichés. Mais l’IA risque de bouleverser tout cela… Il n’y aura sans doute pas de 300 ème anniversaire !!
Dix ans après ma première participation à la quinzaine de l'image.
Une capsule temporelle. Une ambiance poétique, mystérieuse et étrange.
Toute vie humaine s'y est arrêtée depuis de longues années. La nature y reprend progressivement ses droits.
Prenez le temps d'observer, laissez-vous conter leur histoire. Vous y découvrirez peut-être leur âme.