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Invité d'honneur

BRUNO FERT

portraitbrunofert

Admirateur des portraits d'Auguste Sanders comme des paysages de Peter Bialobrzeski, Bruno Fert cherche à révéler des problématiques politiques ou sociales en nous les montrant sous un angle singulier. L’habitat, modeste refuge, logement de fortune ou ruines, revient souvent dans ses séries  comme « Les tentes dans la ville » (Troisième prix du World Press Photo en 2006) et « Les Absents », son travail sur les villages palestiniens détruits en 1948 distingué par le Prix Scam-Roger Pic 2013 et le Prix Neuflize 2016.

Son travail traite souvent d’identité et de son rapport avec l’espace géographique ou intime. L’humain y est toujours au centre même s’il n’apparaît pas toujours dans ses images.

Prix Académie des beaux-arts 2016

Mélanie Kerloc'h

Refuges

Je suis parti à la rencontre des populations migrantes qui franchissent la Méditerranée pour trouver refuge en Europe. J’ai choisi de photographier les intérieurs des abris aménagés, le temps d’une étape, au sein des camps ou des jungles en France et en Grèce.

Un intérieur est un lieu de vie, un foyer. C’est un lieu d’intimité. Il reflète ce que chacun possède et ce qu’il est, l’identité comme les aspirations. Ce qui m’intéresse c’est la façon dont ces hommes et ces femmes reconstituent un foyer avec quelques objets : objets gardés tout au long du voyage en souvenir de leur vie passée, objets fabriqués ou achetés pour améliorer leur quotidien, transformer leur refuge et éloigner leur détresse.

Aux images d’intérieurs viennent s’ajouter les portraits de leurs occupants. Réalisées sur fond neutre, ces images montrent les visages de ces hommes et de ces femmes en les dissociant du contexte. Ce n’est plus l’image d’un migrant qui marche dans la boue au milieu des tentes mais le visage d’un semblable. Le visage d’une femme ou d’un homme qui me regarde. Ces portraits sont accompagnés de témoignages réalisés avec l’aide précieuse des interprètes de Médecins Sans Frontières ».

Bruno Fert